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Interview de Jean-Baptiste Maheo & Matthieu Fresse de chez Praxedo


Pour cette nouvelle interview, AJstage s'est déplacé dans le 9ème arrondissement de Paris, dans les nouveaux bureaux de Praxedo, un éditeur de logiciels créé en 2005 et spécialisé dans les solutions SaaS de gestion d'interventions terrain.​

Là-bas on s'est entretenu avec Jean-Baptiste et Matthieu pour échanger sur l'alternance, leur vie en entreprise et beaucoup d'autres choses.

Jean-Baptiste qui se prête au jeu de l'interview.

WORKABLE : Bonjour à tous les 2, merci de nous recevoir dans les locaux de Praxedo. Dans un premier temps, Jean-Baptiste, peux-tu nous parler de toi et de ton parcours ?

JB : Je suis un peu un dinosaure chez Praxedo (rires). Je suis arrivé il y a 5 ans. Je ne suis pas le plus vieux mais, comme le dit Matthieu, je suis un vieux de la vieille. Chez Praxedo, on est dans un esprit startup, donc il y a forcément beaucoup de recrutements. La moyenne d’âge de l’équipe est de moins de 30 ans.

Matthieu : Bon, il y en a qui font un peu monter la moyenne, mais globalement ça reste jeune ! (rires)

JB : Initialement je suis issu du monde du conseil. J’ai travaillé 4 ans chez Wavestone. Une société très humaine. C’était une bonne expérience. Puis, je suis parti chez Logica (un groupe avec plus de 40 000 collaborateurs à l’époque, aujourd’hui racheté par CGI). C’était une belle opportunité et j’ai découvert là-bas ce qu’était une grosse structure avec ses process, ses avantages et ses inconvénients.

J’ai finalement rejoint Praxedo qui était en plein développement. À l’époque, la société se professionnalisait et s'industrialisait. Praxedo voulait passer d’un mode où les clients étaient en majorité des PME vers une optique plus orientée Grands Comptes.

Je suis arrivé ici en tant que commercial. Puis, assez rapidement, après quelques succès sur les premières années, on m’a proposé de prendre le poste de directeur commercial et de continuer à développer le business.

WORKABLE : En arrivant chez Praxedo, tu avais déjà vécu quelques expériences en amont. Je suppose que cela t’a aidé à savoir ce dont tu avais besoin et ce que tu recherchais dans ta vie pro. Qu’est ce qui t’as poussé à rejoindre l’équipe ? Comment cela s’est-il déroulé ?

JB : Mon père, qui a travaillé toute sa vie dans des grands groupes, m’a toujours dit de privilégier ces derniers. Il se trouve que j’ai un esprit plutôt entrepreneurial et que j’aime voir factuellement ce que mes actions apportent à l’entreprise. Dans de trop grosses structures, il est difficile de se rendre compte de la vraie valeur de son travail.

J’ai donc voulu sortir de cet environnement et c’est ainsi que je suis arrivé chez Praxedo. Nous recherchons des personnes pour qui on a un coup de cœur. Evidemment, il faut que ça soit réciproque. Parfois on fait des choix car on est convaincu que la société nous ressemble et correspond à notre personnalité. Ce fut mon cas avec Praxedo.

Matthieu : Les 2 fondateurs sont maîtres à bord ici. Il n’y pas d’actionnaires externes. Ils sont très impliqués dans le fonctionnement des équipes. Même dans le process de recrutement quand il s’agit de stagiaires ou d’alternants comme moi, on rencontre l’un des deux. Dans mon cas, leur vision et la manière dont ils m’ont expliqué le projet m’a clairement convaincu de signer. Cela va faire un peu bâteau, car beaucoup d’entreprises le disent, mais ici l’esprit de famille est une vraie réalité. Lorsqu'on accueille quelqu’un, on le ressent réellement. On intègre une équipe, des liens se créent rapidement.

JB : Matthieu a raison, Praxedo est une entreprise qui est bien gérée. Pierre & Jean (les deux fondateurs) considèrent Praxedo comme leur enfant. Ils sont investis sur une vision à long terme.

Il ne faut pas que cela soit perçu péjorativement, mais je dirais qu’ils dirigent la société comme deux bons pères de famille. La gestion est saine. La stratégie est stable. On peut se projeter à moyen et long terme.

Récemment, nous avons mis en place des Prax’buddies qui sont comme des parrains lors de l’intégration. Le capital humain prend une place vraiment importante et ça passe par plein de choses comme la rémunération, mais aussi le cadre de vie au travail, la culture d’entreprise ou encore le fait que les gens s’épanouissent. La qualité de l’ambiance de travail est primordiale. Les personnes qui travaillent chez Praxedo ont plaisir à travailler ensemble. Le résultat fait qu’on a très peu de turnover.

Espace de co-working chez Praxedo.

WORKABLE : Comme Matthieu, tu as dû être amené à faire des expériences pro durant tes études. L‘alternance offre de nombreuses opportunités pour les étudiants, mais on entend parfois dire que c’est compliqué à mettre en place et à gérer. Peux-tu nous donner ton avis là-dessus?

JB : Je n’ai pas fait d’alternance mais une année de césure au Canada, qui par ailleurs était une superbe expérience. L’avantage avec ce type de missions de plus ou moins long terme c’est qu’on peut se projeter sur un métier. Cela m’a appris à savoir ce que je ne voulais pas faire. Pour d’autres ça peut être un vrai révélateur.

En France, (du moins à mon époque) malheureusement il y avait un défaut d’orientation. [Matthieu intervient : je te rassure ça n’a pas changé (rires)].

On a tendance à te mettre assez rapidement dans une case et on te projette très peu sur ce que tu as envie de faire et ce qui te motive. J’entends ça d’un point de vue humain et pas uniquement des notes dans des matières. Finalement l’alternance est une très bonne chose car elle participe de manière indirecte à l’orientation professionnelle.

Matthieu : Pour ma part, je dirais que le principal avantage de l’alternance par rapport au stage (pour avoir fait les deux) c’est la durée (1 an). L'alternance du côté entreprise, et même de la personne, rend plus facile l’intégration dans les équipes, la formation aux méthodes de travail et la montée en compétence sur les missions. Sans oublier le fait de pouvoir mettre en pratique ce qu’on apprend en cours directement en situation réelle.

C’est un peu une nouvelle méthode de recrutement pour les entreprises, mais cette approche est très saine. En effet, tu as ton stage de fin d’étude (ou ton alternance) et tu sais qu'à la fin cela peut se transformer en CDI. C’est sécurisant pour l’entreprise, qui a le temps de te tester et de t’évaluer. Mais c’est aussi intéressant pour la personne en alternance qui a le temps également de voir réellement si c’est bien le métier qu’elle veut faire.

JB : Ce qui est intéressant avec le métier de commercial c’est qu’il est différent selon le produit ou le service, et surtout selon l’entreprise. Commercial chez Airbus ce n’est pas la même chose que commercial chez Renault, alors qu’on peut avoir le même titre sur la fiche de poste. Le métier de commercial est quelque chose qu’on n'apprend pas en cours. Vendre est un acte très psychologique, il y a un aspect conseil énorme.

Un bon commercial c’est quelqu’un qui arrive à faire sa vente sur le “why” et non sur le “what”. C’est quelque chose qui s’apprend avec la pratique.

L'alternance donne une perspective. A la fin de l’alternance on se dit qu’on commence à maîtriser une couche, mais qu’il reste énormément de choses à apprendre.

Pour faire simple, l’alternance, ou le stage de fin d’études, c’est pour nous un super levier de recrutement. Par exemple, on n’attend pas qu’au bout d’un an Matthieu ait les mêmes capacités que quelqu’un avec 10 ans d’expérience dans la vente complexe. Ce qui nous intéresse c’est de pouvoir recruter la personne et de la faire grandir derrière. Si on fait une offre à quelqu’un, on se dit qu’il a le potentiel pour évoluer et se perfectionner chez nous.

WORKABLE : Concrètement, que peut vous apporter un(e) alternant(e), et qu’est ce que l’entreprise peut lui apporter (pas de mauvaise blague sur le café svp) ?

JB : C’est du donnant donnant. Lorsque la boîte grandit, on est obligé de déléguer un tas de choses de la manière la plus intelligente possible. On propose un vrai poste à la personne en alternance. Quelqu’un en CDI junior ferait exactement la même chose. Les plus jeunes se chargent de missions à plus faible valeur ajoutée qu’un commercial expérimenté. Puisqu’on est sur les premiers niveaux de qualifications. L’alternance permet de faire découvrir un métier et surtout d’aller au bout du process. Par exemple, Matthieu se charge d’un deal de A à Z. C’est super valorisant pour l’alternant.

Matthieu : Disons que je me suis fait les dents grâce à l’alternance. Signer un deal peut parfois prendre 6 mois. Ce qui est bien c’est que je peux voir concrètement le fruit de mon travail. Je vois le CA généré et donc mes résultats. Je connais l’impact que j’ai chez Praxedo. Et d’ailleurs, même en tant qu’alternant, on peut évoluer. J’ai pris du galon et on me confie de plus en plus de responsabilités sur des contrats de plus en plus importants.

Vincent nous fait visiter les nouveaux locaux. Ici la salle de pause et cuisine.

WORKABLE : Dans votre vie, vous êtes sans doute tombés sur la fameuse question des 3 qualités à avoir lors d’un entretien. Justement, quelle est selon vous la chose essentielle à posséder pour pouvoir travailler à vos côtés ?

JB : Trois c’est bien déjà (rires) ! Lorsqu’on rencontre un candidat pour une alternance, on ne va pas aller chercher des qualités professionnelles. On sait bien qu’il est étudiant et qu’il manquera forcément d’expérience. On va surtout s’attarder sur ses qualités humaines, son potentiel, sa capacité à s’intégrer dans l’équipe. Pour faire une métaphore un peu vilaine, on peut dire qu’on cherche une graine qu’on va arroser, et dont on va prendre soin pour que cela devienne quelque chose de magnifique. Notre objectif est de trouver les plus belles graines.

Matthieu : Selon moi, il faut avoir de l’autonomie qui implique l’apprentissage, une capacité à prendre rapidement en main les sujets. Il faut savoir poser les bonnes questions au début pour être ensuite capable d’avancer de manière autonome, même s’il y aura toujours quelqu’un en soutien, en cas de besoin. Et surtout il faut de la niaque, de l’énergie !

JB : On peut parler d’aplomb, il faut une certaine confiance en soi, ne pas avoir peur des éventuelles difficultés.

Matthieu : Voilà, c’est bien mieux dit, c’est exactement le mot que je cherchais.

JB : Être introverti peut être compliqué pour un commercial. Dans la vente complexe, il faut savoir faire preuve d‘empathie, mais aussi être en capacité de challenger la personne en face. Il ne suffit pas de dire oui à tout. Quelquefois ça peut être contre productif. L’aplomb et la prestance aident en cela.

WORKABLE : Et inversement, un défaut réellement rébarbatif ?

Matthieu : Il y a des moment où forcément ça se passe moins bien pour plein de raisons. Il faut faire attention à ne pas se laisser embarquer par la marée. En matière de défauts, je pense que c’est l’attitude au sein de l’équipe qui pourrait être un frein. Si on a envie de faire quelque chose et qu’on est motivé il n’y aura pas de soucis. Finalement, ici personne ne se ressemble. Il n’y a pas un moule Praxedo. Par contre, tout le monde a le sens de l’équipe.

JB : On a un état d’esprit commun, mais on ne cherche pas quelqu’un de telle filière, de telle école ou autre. Quelqu’un de pessimiste par nature, qui diffuse son stress aux autres ne pourrait pas travailler ici. Par nature, nous sommes dans un job où l’on est exposé (via des contraintes, des refus, des complexités etc…). On en revient donc à l’idée d’autonomie dont parlait Matthieu tout à l’heure. Il ne faut pas voir les problèmes, mais plutôt envisager des solutions. On veut des “solution makers” à nos côtés.

L'une des terrasses. Ici avec une jolie vu sur l'Eglise de la Trinité.

WORKABLE : Être étudiant en alternance est souvent compliqué. Jongler entre vie pro et vie perso est parfois épuisant. À cela s’ajoute la vie étudiante. Matthieu, comment fais-tu pour gérer la chose ?

Matthieu : Il faut se dire que ça va passer (rires). Personnellement, j’ai fait une prépa avant donc au niveau de la pression j’étais préparé. En effet, ça va être dur, mais à côté, tout ce que ça apporte est génial. Tous les points positifs compensent largement la dose de travail. Certes, il faut savoir se garder du temps pour soi. Je n’ai jamais eu de mal à aller boire des coups ou jouer à la pétanque.

Pour ma part, je vais avoir un 2ème diplôme, une expérience pro d’un an avec un CDI à la clé. Sans oublier qu’on m’a payé mon école ! Que demander de plus ?

Maintenant que j’arrive à la fin, j’ai vraiment l’impression d’avoir fait un an d’école ainsi qu’un an d’entreprise. C’est du 2 en 1. Evidemment, il faut bien choisir son alternance !

JB : L’alternance est de plus en plus reconnue dans le monde de l’entreprise. C’est même un accélérateur sur la grille de salaires pour certaines boîtes. Entre quelqu’un qui sort d’université, où on trouve un discours assez théorique, et quelqu’un qui sort d’alternance, on aborde pas le monde professionnel de la même façon. Les alternants ont une vraie expérience à faire valoir, ils sont déjà dans le concret.

WORKABLE : On arrive à la fin de cette entrevue. C’est toujours un peu difficile de se quitter alors qu’on a commencé à faire connaissance. C’est pourquoi on a décidé de finir sur une note quelque peu originale !

Pour conclure pouvez-vous nous faire une rime (ou même un vers) avec le mot alternance et Praxedo ?

PRAXEDO : Si tu débutes en alternance chez Praxedo

Tu finis ton année avec le meilleur des boulots

Retrouvez Jean- Baptiste sur Linkedin

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Offre de business développeur / ingénieur commercial à pourvoir chez Praxedo.

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